Blog de Hanae Bennani

La musique a sept lettres

l'écriture, vingt cinq notes...

L'Ecole de la Vie: Nous avons le choix de préparer nos enfants pour le travail ou pour la vie. Nous choisissons la vie !

Nous sommes résolument toujours tournés vers la systématisation de la collaboration dans le travail. Malheureusement cela n’est pas enseigné dans nos écoles. Nous pensons que nous ne préparons pas suffisamment nos jeunes à devenir des tisserands de la nouvelle toile sociale, professionnelle et économique. Nous ne les préparons pas intimement à la collaboration et mieux, à l'empathie dans le travail en équipe.

Prenons l’exemple des classes de maternelle. La manière d’organiser une classe de maternelle n’a rien à voir avec l’organisation d’une classe de primaire et plus. Dans une classe de maternelle, les élèves sont assis en cercle. Chaque élève a à sa gauche et à sa droite un autre élève qui lui sont présentés comme des piliers, des valeurs essentielles sur lesquelles il pourra s’appuyer pour avancer et se construire en tant que pierre angulaire d’un socle social commun. Le cercle est par définition un espace indéfiniment variable. Il existe infiniment de cercles autour d’un même centre comme il existe chez nos enfants, aussi différents les uns des autres, infiniment d’émotions, d’idées, … et c’est là que commence l’émulation !

Mais dès que vous arrivez au primaire,  la classe devient une usine. Vous avez un élève à une position avancée, un autre derrière et tout de suite on installe la compétition dans cette classe où des enfants sont censés apprendre les uns des autres. On conditionne et formate l’esprit des jeunes à la compétition en leur interdisant même de s'entraider pendant les évaluations.

C’est l’illustration parfaite de la fracture dans l’éducation qui échappe malheureusement à notre attention constructive. On ne réussira pas à construire ou révéler autant de valeurs éparpillées sur les terres fertiles de nos jeunes, en brandissant la compétition dès le plus jeune âge.

Voici une plaie, une si profonde plaie, qui ronge notre mécanique éducative. Tous ces jeunes formés dans la division pendant tout le cursus pour au final, leur demander de travailler en équipe une fois en entreprise. Et tout le monde s’étonne qu’il y ait de la rétention d’informations dans le monde professionnel. Mais comment voulez-vous que quelqu’un qui a passé toute sa vie à cacher sa copie d'évaluation, à compétir pour être bien noté, à se morfondre sur ses résultats médiocres, qui en plus seront sanctionnés par des parents cherchant l’excellence dans toutes les disciplines réagisse en entreprise ?  La magie n’opérera jamais, à moins que des entreprises allouent des budgets pour réapprendre à leurs collaborateurs à travailler en équipe, et encore, les personnalités sont forgées et les principes inculqués, difficile de revenir en arrière… Tous ces séminaires ou ateliers récurrents de team building demeurent des pansements que certaines entreprises ont trouvés pour guérir, provisoirement, une plaie bien plus profonde.

Mais comment se sortir donc de ce cercle vicieux ? En inculquant tout simplement la culture de l’attribution et non de l’évaluation. Redéfinir le mot « évaluation » qui devrait désormais prendre le sens de la motivation. Les enseignants doivent eux-mêmes apprendre à tirer leurs élèves vers le haut et non pas les sanctionner. Le modèle éducatif finlandais est toujours en tête du classement mondial dans la pédagogie et l’enseignement, pourquoi ? Parce qu’ils ont compris bien trop tôt, que pour favoriser l’apprentissage, il faut non seulement le rendre plus ludique mais surtout plus collaboratif. Le système de notation est quasiment inexistant et les enseignants sont eux-mêmes des experts en travail en équipe. L’égalité, le développement individuel et collectif, la bonne volonté, la confiance et l’indépendance sont leurs maîtres mots !

La pédagogie est la philosophie de l’éducation et il faut que notre école acquière cette simplicité intellectuelle et le courage de recentrer l’école sur sa mission d’instruction, de partage de connaissances, d’apprentissage collaboratif au détriment du système d’évaluation et de sanction que nous appelons l’école moralisatrice ! La logique même de l’école méritocratique organisée pour la reproduction des élites plutôt que pour la préparation du plus grand nombre à la vie doit céder la place à une école démocratisant les savoirs et permettant à tous de disposer des moyens de construire leurs compétences.

Nous avons le choix de préparer nos enfants pour le travail ou pour la vie. Nous choisissons la vie !

Une cause, un combat...

Je découvre aujourd’hui les coulisses d’une pratique dont nous avons toutes et tous déjà entendu parler mais qui n’a pas éveillé assez d’indignation en nous, car probablement loin de nos pratiques et/ou de nos préoccupations prioritaires.

Mais je ne partage pas avec vous aujourd’hui mes larmes ou ma profonde tristesse en pensant aux images que je viens de voir, car au lieu de rester tétanisée, j’ai décidé de transformer ma douleur en actions positives…

En Afrique, l’excision est devenue sous nos yeux et dans un silence assourdissant, une arme de destruction massive des jeunes filles à qui l’on arrache toute l’essence de la vie, au nom de la tradition. Des petites filles de 0 à 13 ans sont soumises tous les jours à cette pratique déshonorante, plusieurs y ont laissé la vie sans même savoir pourquoi.

Je veux agir, maintenant, et surtout entamer une lutte pérenne mais je ne peux et veux pas le faire seule. Nous devons dénoncer cette pratique et donner à toutes ces jeunes filles et toutes ces familles meurtries des moyens d’alerter sur cette tradition insidieuse laquelle, même condamnée par la loi, continue à subsister dans des familles craignant le poids social plus que la perte de leur enfant ou la condamnation à la prison…

Je suis donc à la recherche d’un développeur d’application mobile et USSD qui, à titre bénévole, pourra m’aider à développer une plateforme de lutte contre l’excision.
Cette application offrira des vidéos témoignages et conseils de sensibilisation autour des dangers de cette pratique que je me permets de qualifier de barbare, mais également de dénoncer, via des messages ou SMS anonymes, grâce à un numéro court, les pratiquants ou partisans de ces mutilations.
Cette application mobile, permettra de géolocaliser tous les foyers de pratique de l’excision, d’alerter les ONG et les autorités lorsque des jeunes filles sont en danger, et surtout devenir le réceptacle des appels à l’aide de toutes ces populations sans voix, dont l’excision détruit l’épanouissement. Nous relayerons l’ensemble des alertes reçues, les plaintes et les demandes d’aides géolocalisées, les messages de secours et les appels à l’action, vers les autorités compétences et les ONG. Ce sera aussi un dispositif avancé qui aura une mission dissuasive avec des contributeurs anonymes et insoupçonnés.

Une plateforme de crowdfunding s’en suivra également, permettant de récompenser toutes les personnes ayant eu le courage de dénoncer et l’audace de nous épauler dans cette lutte.

Aidez-nous à aider ces jeunes filles qui se font mutiler tous les jours et qui, pour celles qui s’en sortent vivantes, en gardent des séquelles physiques et mentales pour le restant de leurs jours…

Alors si vous êtes ou connaissez un développeur prêt à engager une action de solidarité, n’hésitez pas à partager ou à me contacter en MP.

Le pilote de cette application que nous appelons pour le moment  « Stop Excision » sera lancé en Guinée.

Aidez-nous ! Aidez-les !

Regards libres...

La fête du Logiciel Libre en Côte d’ Ivoire, c'est le samedi 17 mars 2018. Communion Libre pour une action Commune. Bravo à tous ces jeunes qui maintiennent la flamme du libre et de l'Open Source en Afrique !

Mais qu’est-ce que le logiciel libre ? C’est tout simplement un logiciel dont l'utilisation, l'étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion, sont permises, techniquement et légalement. Ceci afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l'utilisateur et la possibilité de partage entre individus.

Trois notions fondamentales à retenir de cette définition: Le partage (par la non-appropriation), la co-construction et l’apprentissage par l’intelligence collective.

A défaut, tout logiciel nouvellement conçu, quel que soit son degré de performance sera utilisé par un nombre restreint de personnes, aucun utilisateur ne sera en mesure de l’adapter ni de le corriger, les autres développeurs ne peuvent rien en apprendre et il est strictement impossible d’entamer un nouveau projet en se basant dessus… Pourquoi ? Car les codes sources sont privés, l’on aura préféré miser sur l’individualité !

Oui, le constat navrant que nous faisons aujourd’hui est que notre jeunesse est formée dans la division, la compétition, elle est éduquée à travailler et apprendre dans l’individualité mais paradoxalement une fois en entreprise, on la réinvite à travailler en équipe. 

Il nous faut donc adopter une nouvelle posture et bâtir une société citoyenne qui saura s’éloigner des logiciels privateurs lorsqu’elle ne dispose pas de moyens financiers pour acquérir une licence d’utilisation. Cela, c’est aussi être honnête !

Nous parlons donc aujourd'hui de la culture du Libre, qui nous permet de sortir le logiciel libre des laboratoires, des hackerspace et des Fab labs, de le mettre entre les mains du citoyen et adresser son quotidien de manière concrète. Avec le logiciel libre vous comprenez que l’informatique ne s’impose plus aux utilisateurs, il réussit à s’adapter aux réalités de chaque territoire qui l’accueille. C’est une valeur essentielle de l’informatique libre et solidaire.

En Afrique il est plus pertinent d’éduquer et de former la jeunesse de façon stratégique pour qu’elle soit détentrice d’un savoir libre, afin qu’elle puisse, infine, à partir de ce savoir, prévoir un lendemain contextuel pour mieux agir avec un regard endogène.

En Afrique, pour des raisons plus profondes que nous ne cesserons de présenter à la communauté éducation africaine, nos universités et nos écoles d'ingénieurs devraient renoncer à l’utilisation des logiciels privateurs. Lorsque des enseignants forment exclusivement sur des logiciels privateurs, ils s’érigent en commerciaux et transforment leurs étudiants en futurs clients pour toutes ces sociétés éditrices de ces logiciels.

On nous dit qu'il faut aux logiciels des propriétaires parce que cela conduit à en produire plus. Mais cet argument reste, encore une fois, bien que quelque peu légitime, tout à fait économique pour ne pas dire, capitalistique…

Demandons-nous plutôt de quoi la société a-t-elle réellement besoin. Nous y répondons : la société a besoin d'encourager l'esprit de coopération volontaire de ses citoyens et « les écoles doivent apprendre à leurs élèves à devenir les citoyens d'une société forte, compétente, indépendante et libre ». 

En Afrique, nous ne pouvons plus nous permettre de gaspiller l’argent du contribuable en formant des ingénieurs et des techniciens qui seront des consommateurs à vie des logiciels privateurs sans aucune possibilité de contribution et de créativité. Pour former de très bons développeurs d’applications, les étudiants africains doivent pouvoir avoir la possibilité d’accéder aux codes sources des logiciels existants afin d’étudier leur fonctionnement et articulations internes. La relecture des codes rédigés par de très bons développeurs permettra à la jeunesse africaine de monter en compétences et en connaissances. 

Une autre chose importante qui se perçoit aisément, c’est que le logiciel libre permet à l’étudiant qui accède aux codes sources, de comprendre le fonctionnement réel d’un système et de pouvoir l'adapter. Un étudiant formé sur un système privateur qui ne lui offre aucune possibilité d’étudier son fonctionnement, ne saura jamais comment ce système fonctionne et ne pourra jamais contribuer à l’amélioration de son fonctionnement.  

Le logiciel libre aux mains de la jeunesse fortifiera notre continent sur une bonne dimension numérique, soyons-en convaincus ! 

Avec la culture du libre, notre jeunesse produira dans nos universités, des makers rompus à la résolution des difficultés de l’Afrique dans un cocktail de compétences, d’indépendance, d’ouverture, de démystification, de partage, d’accessibilité et de collaboration.  

Offrons la possibilité à chaque citoyen de nos différents pays africains de créer son travail en se basant sur du logiciel libre. Il n’y aura jamais suffisamment d’emploi pour tout le monde, mais il y aura du travail pour chacun.

Le logiciel libre c’est aussi rendre tangible l’intangible ... Merci à tous ces makers africains pour leur engagement autour du logiciel libre. You're Root, Soyez forts, restez passionnés ! 

Par Florent YOUZAN & Hanae BENNANI

My whole life was a lie!!!

Si je vous demande qui a inventé le zéro, que me répondriez-vous ? Les arabes, bien sûr ! Et oui, c’est ce que je pensais aussi et c’est la réponse unanime que j’obtiens lorsque j’interroge une personne, quelle que soit son origine !

Et bien, il a fallu que j’aille en Inde pour découvrir que, non, le zéro n’a pas été inventé par les arabes mais par… les indiens !!!
En fait, nous ne connaissons qu’une partie de l’histoire car, en réalité, le zéro a été utilisé la toute première fois par les babyloniens avant d’être réinventé par les Mayas puis par les indiens. Le zéro était alors utilisé comme un système de numération de position qui ne peut se passer d’un signe indiquant une absence. Il étaspondait au graphisme des numéros arabes : le 1 (comprend un seul angle), le 2 (deux angles), le 3 (trois angles) et ainsi de suite. Le cercle, lui, n’a pas d’angle et c’est donc la suite logique.it représenté par un point, un signe ovale ou un cercle. Les arabes ont ensuite repris le cercle dans leur numérotation car il corre

Et Al Khawarizmi dans tout cela ? L’utilisation des chiffres arabes et leur diffusion dans le Moyen-Orient et en Europe sont dues à un de ses livres, diffusé en langue arabe et intitulé « Traité du système de numérotation des Indiens », ceci explique cela… Al Khawarizmi a classifié les algorithmes existants mais il n’a jamais revendiqué leur invention !

Information à retenir donc : les chiffres que l’on appelle les chiffres arabes pour ne pas les confondre avec les chiffres romains ont été empruntés par la civilisation arabo-musulmane à partir du IXe siècle puis introduits en Europe par les Arabes au Xème siècle. Ces chiffres ont progressivement remplacé les chiffres romains et se sont graduellement imposés dans le monde entier.

Une chose reste certaine en tous cas, c’est grâce aux arabes que les chiffres que l’on connaît tous aujourd’hui ont été largement répandus et enseignés partout dans le monde. Heureusement qu’ils n’ont pas connu le sort du téléphone arabe 

Femmes, je vous aime !

Comme chaque année, le 8 mars crée une effervescence et un engouement pour la femme. Je lis souvent en ce jour, que nous devons nous battre pour l’égalité des sexes, mais non! Pourquoi tenons-nous tellement à être l’égale de l’homme alors que nous sommes bien plus! 

Nous, femmes avons une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse...

Nous contenons le problème social et le mystère humain, nous donnons la vie. Nous avons une beauté intérieure et une sensibilité que nul homme ne peut ni avoir ni comprendre. Nous naissons toutes de brillantes entrepreneurs, car quelle plus belle et plus fructueuse entreprise que celle de la famille? Nous sommes garantes de l’éducation, de l’enseignement et de nos héritages culturels car qui enseigne à un homme enseigne à une personne et qui enseigne à une femme enseigne à toute une génération...

Etre une femme est un cadeau du ciel, un cadeau bien lourd parfois. Mais nous avons assez de combats à mener en tel que tel que celui d’être l’égale de l’homme. Soyons plus ambitieuses!! 

Si nous avons été créés différents c’est bien parce que chacun de nous, hommes et femmes, a un rôle à jouer sur terre. Alors jouons et juissons pleinement de notre rôle en tant que femmes et vous, hommes, respectez celles qui sont votre oxygène et ne vous inquiétez pour notre fragilité et sensibilité car nous sommes telles les feuilles de menthe, plus on nous froisse, plus on embaume! 

#happywomensday by the way 😊

Les vertus de l'échec...

Quel que soit ce qui vous arrive dans votre parcours, bon ou mauvais, juste ou faux, escompté ou pas, le tout est une leçon de vie et cela se célèbre.

Aujourd’hui nous parlons de l’échec, cette vertu tellement crainte de tous et pourtant la seule qui puisse nous guider vers le chemin de la sagesse, tandis que le succès nous guide, bien souvent, vers l’ivresse.

L’échec est souvenons-nous, avant tout, un jeu, et même dans le jeu d’échec, on le définit comme une situation du roi ou de la reine qui se trouve sur une case battue par une pièce de l'adversaire.

Au sens figuré du terme échec, on le définit comme le fait de ne pas réussir, de ne pas obtenir quelque chose. 

Mais pourquoi définir un mot par ce qu’il ne nous apporte pas plutôt que par ses vertus ? Serait-ce car, depuis la nuit des temps, même les plus grands philosophes tels que Descartes ou Kant, qualifiaient l’échec comme un mauvais usage de nos facultés ou de la raison ?

Peut-être pas seulement puisque Freud, oui Freud a dit une chose qui s’est évidemment vérifiée dans toute l’histoire de la médecine que «  c’est quand ça ne marche pas que nous comprenons un peu comment ça marche ».

L'échec est tout simplement la résultante d'une action n'ayant pas abouti au résultat escompté.

Cette situation de vie arrive à tout un chacun d’entre nous. L'échec est notre compagnon de tous les jours, nous ne pouvons vivre sans car il prend son essence dans notre nature d'Humain et de Vivant. Il matérialise notre existence et symbolise le plus profondément possible notre humanité.

Toutes les fois que tu rencontreras l'échec sur ton chemin, rappelle-toi que c'est un appel tangible à la reformulation de tes ambitions. Il t'invite à te recréer un autre cadre au sein duquel s'exprimera mieux ta créativité.

L'échec est paradoxe, le paradoxe est contrainte et la contrainte alimente la créativité, lorsqu'elle est appréciée hors du cadre initial (out of the box), dans un autre cadre que tu dois absolument créer.

Nous avons tous peur de l'échec alors qu'il conditionne notre lendemain. Toute la société le rejette, le craint et va jusqu'à l'exclure de nos projets et de nos quotidiens. Alors qu'il est une partie de nous, une profonde définition de notre vécu existentiel et une claire expression de la vie qui nous gouverne.

L'échec est tellement rejeté qu'il n'est pas enseigné dans nos écoles et universités. Nous devons en faire une discipline, l'enseigner, l'expérimenter et surtout le documenter.

Dans nos entreprises, l'échec est réprimé avec une énergie et une rigueur déconcertantes alors qu’on ne pourra jamais faire de la créativité une monnaie courante dans nos entreprises sans s'autoriser d’échouer et de réessayer car sinon, c’est ainsi que nous perdons bien de belles histoires étouffées alors que cela aurait pu apporter une confiance que l'on ne peut acquérir autrement.

L'échec nous apporte une confiance qu'aucun succès scolaire ou professionnel ne nous permettra d'acquérir. L'échec nous permet de découvrir et de tutoyer certaines situations de vie que nous n'aurions jamais eu la chance de comprendre et d'apprendre par d'autres moyens.

Il est interdit d'échouer alors que c'est ce que nous savons faire le mieux, donc changeons tout simplement de perception sur l'échec et laissons nos jeunes échouer tout en aidant à recréer de nouveaux cadres et reformuler leurs ambitions.

N'imposons rien à nos enfants parce que nous avons peur qu'ils échouent. Si nous imposons à nos enfants de réaliser nos contraintes de peur, lorsqu'ils échoueront, ce n'est pas eux qui auront échoué mais plutôt nous ! Et nous échouons de nos peurs d'échec !

C’est l’exemple de cet enfant qui veut faire ses premiers pas et que les parents couvent et suivent pour ne pas le voir tomber et se faire mal. On dit souvent à ces parents «  Laisse-le essayer de marcher seul, il tombera puis se relèvera et ce n’est qu’ainsi qu’il apprendra à marcher ! » Nous marchons tous aujourd’hui non ? Et pourtant l’un de vous serait capable de nous dire qu’il n’est jamais tombé avant d’apprendre à marcher ?

La réussite est une succession d'échecs débouchant sur un succès. Apprenons à être plus humbles et plus réceptifs aux vertus de l'échec qui nous permet, dans notre vie de tous les jours ou en tant qu'entrepreneurs, à apprendre de nos erreurs, à nous relever de nos blessures et à nous améliorer en continu. Oui c'est bien cela l'échec, c'est un processus d'amélioration continue et donc, de développement personnel...